Wakfu: Nouvelle Ere

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 C'est dingue ce qui peut se passer en croisant des étrangers au coin de la rue, non ? [PV Créah]

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MessageSujet: C'est dingue ce qui peut se passer en croisant des étrangers au coin de la rue, non ? [PV Créah]   Dim 8 Mai - 21:17

Un bel après-midi ensoleillé dans la cité d'Amakna, Gen ne donnait pas de cours aujourd'hui. Aussi, il en avait profité pour se balader, rendre visite à des amis et d'anciens disciples. Le Pandawa s'était ensuite dirigé vers une taverne, pour être exact, il était un habitué car il s'agissait d'une des rares qui ne propose pas que des boissons alcoolisées ou des boissons sans alcool au goût infect. Le patron avait sorti des tables, vu le temps qu'il faisait, ça pouvait attirer la clientèle. Le maître de combat prit donc place à une petite table qui était toujours libre, avec deux chaises face à face.
C'était le serveur, un jeune Féca, qui vint l'accueillir. Gen le connaissait très bien, il s'était entraîné quelques temps avec lui avant d'abandonner par lassitude à cause de son manque de progrès, mais c'était un bon garçon, très drôle, intelligent, mais avec un léger manque de concentration qui lui donnait tendance à rentrer dans des gens à cause d'une légère distraction. Ceci dit, Gen trouvait qu'il avait fait des efforts, et il mit son chapeau dans son dos tout en lui adressant un sourire chaleureux lorsqu'il vint prendre la commande.

-La même chose que d'habitude m'sieur Gen ? Un jus de kawotte ?

-Je vais changer pour une fois, apporte-moi un Nespressé s'il-te-plaît, petit.

-Ce sera tout m'sieur Gen ?

Le Pandawa secoua paisiblement la tête et vit le serveur partir dans la taverne. Puis il se mit à regarder les nuages, il pensait à cette invasion commandée par désormais célèbre, Little Arthémys. Brakmar, Astrub et Sufokia avaient été durement touchées par les hordes de zombies qui avaient déferlé et depuis, personne ne savait ce que l'Osamodas planifiait. Il ne faisait nul doute qu'Amakna serait la prochaine au vu des territoires conquis, et le royaume Sadida et Bonta seraient les cibles suivantes. Mais pour l'instant, il valait certainement mieux patienter.
Le serveur apporta la commande, Gen lui donna trois kamas en guise de pourboire et paya le Nespressé. Le jeune Féca fut distrait pendant quelques secondes par quelque chose.

-Petit, tu t'es encore perdu dans tes pensées...

-Regardez m'sieur Gen ! Y a une bande de brutes qui s'en prend à quelqu'un !

Le Pandawa observa quelques instant la scène, il n'apercevait pas la victime, qui devait être de très petite taille pour passer aussi inaperçue, mais il voyait très clairement un Iop, un Sram et un Sacrieur, tous plus ou moins musclés, et qui venaient de dégainer diverses armes : une dague, une hache et une épée courte. Depuis qu'Amakna était la principale destination des réfugiés, le nombre d'agressions commises avait grandement augmenté. Généralement, la garde faisait son boulot, mais aucun soldat n'était actuellement présent sur la place. Gen but son Nespressé d'un trait, posa la tasse sur la table, se saisit de son bâton en bambou au bout duquel était attachée une gourde des fois que le tonneau ne soit trop encombrant, il remit son chapeau sur sa tête et se dirigea lentement vers les trois énergumènes.
Le maître de combat commença par donner un coup vicieux en faisant monter son arme pour qu'elle joue les casse-noisettes avec le Iop qui s'écroula en se tenant les bijoux de famille et en poussant un cri d'une hauteur dont même les chanteuses d'opéra seraient jalouses. Ses deux collègues se retournèrent, mais ce fut seulement pour apercevoir l'arme en bambou s'abattre avec une frappe horizontale sur leurs visages. Bien entendu, le Sacrieur resta debout alors que le Sram était au sol, dans les pommes, avec probablement le nez cassé. Le temps que l'éponge à blessures se rétablisse, le Pandawa adressa la parole à la victime tout en fixant son opposant.

-Ces jeunes écervelés ont l'air d'avoir de légers soucis avec les relations sociales, à qui ai-je l'honneur ?

Le Sacrieur crut déceler une ouverture, qui se trouva être une feinte de la part de Gen qui attrapa sans grande difficulté le poing qui était passé à deux centimètres de son visage avant de le projeter violemment au sol, fissurant les dalles de pierre qui servaient de route.
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MessageSujet: Re: C'est dingue ce qui peut se passer en croisant des étrangers au coin de la rue, non ? [PV Créah]   Mer 11 Mai - 17:36

Depuis que toutes ses potions avaient été soit détruites, soit volées, Créah avait abandonnée l’idée de vendre quoi que ce soit pour le moment. À présent tout ce qui l’intéressait c’était de refaire son stock, et le plus rapidement possible ! L'avantage était que la jeune alchimiste ne se trouvait plus très loin d’Amakna. Bientôt elle pourrait se refaire un stock, et avec des potions de meilleures qualités. Les machines sont réputés être d’excellente qualitée. Bien sûr, il n’est pas difficile de trouver engin de meilleure qualité que celui qu’elle faisait tourner chez elle et qui semblait venir du siècle dernier. Elle savait qu’elle n’était plus qu’à deux pas de la ville en voyant le nombre de Dragodindes se multiplier. Elle s’étonnait de voir autant de monde en ce lieu. Elle ignorait que les aventuriers étaient si nombreux. « Pourquoi n’y en a-t-il pas autant à Brâkmar ? ». Peu importe. Peut- être est-ce mieux ainsi finalement. L’Osamoda se dirigeait en direction du quartier commerçant. Premier objectif, trouver des ingrédients pour faire plus que des potions de soins. Elle n’était pas une Eniripsa aux dernières nouvelles. Et son but premier c’était de se démarquer.

« Bon sang mais où il est ce quartier ?... ».

Créah regardait les différents panneaux et écoutait les gens à la recherche de la moindre information qui pourrait la mener vers sa destination. En même temps elle réfléchissait à quels ingrédients elle allait favoriser en fonction de ce qu’elle avait déjà. Et puis, elle n’était pas pleine aux as non plus. Elle allait donc devoir faire une croix sur une bonne partie. Principalement les poudres de minerais rares ou ce qui vient des monstres trop hargneux.

C’était officiel, elle était perdue. A force de tour et détour l’Osamoda ne savait même plus par où se trouvait la sortie. Ou l’entrée. Bref, là d’où elle venait ! Elle s’était arrêtée en plein milieu de la rue, agacée de ne pas retrouver son chemin et de perdre ainsi son temps. Et elle se refusait catégoriquement à demander de l’aide. A cause de son apparence, les gens ont tendance à la voir comme frêle et vulnérable et lui parle comme à une pauvre petite gamine. A ces gens-là, tout ce qu’elle a envie c’était de leur mettre un pain et de se présenter comme elle était. La rue où elle s’était arrêtée se trouvait en patte d’oie.

« Bon. Am Sram Gram Pique et Pique dans ton Diaphragme. ».

A droite ? C’est animé, donc oui, ça semble une bonne idée. Créah se pencha pour ramasser son havresac qu’elle avait posé tant qu’elle était statique devant cette patte d’oie. En se relevant, elle remarqua un groupe d’aventurier peu farouche dont elle distingua facilement qui était leur Dieu. Iop, Sacrieur, Sram. Que des bourrins. Quoi que les Srams c’est discutable. D’ailleurs c’est l’un d’entre eux qui a appris à Créah la comptine qui lui a fait croiser leur chemin. Alors qu’elle comptait s’écarter de leur chemin pour continuer sa route, le Iop lui barra la route.

« Excuse-moi, j’aimerai passer... », siffla-t-elle en serrant les dents tout en lui jetant un regard noir.
« C’est qu’elle est pas contente la petite. »
« Ton sac m’a l’air bien lourd dit-moi»
« Pas que le sac ».

Ah non ! Pas encore ! Elle a fait toute la route à pied justement pour récupérer quelques ressources. Cette bourse c’est tout ce qui lui reste de kamas. L’Osamoda sortie son couteau en devinant les intentions du groupe et se prépara à riposter. Le couteau finement travaillé les incita d’autant plus dans leur desseins de bas. Et évidemment, sortir également leurs armes. Ça ne l’intimida pas. A Brâkmar, on sort avec son épée ou son tomahawk  comme on sort avec son sac à main à Bonta. Mais il est peu probable qu’elle arrive à s’en sortir indemne cette fois-ci. « Je vais devoir m'entrainer un peu plus si je veux survivre je crois… ».

Finalement quelque chose d’inattendu se produit. Alors qu’elle était prête à se défendre, elle vit le Iop s’écrouler avec un cri que même elle n’avait jamais réussi à pousser. A la place un immense Pandawa se trouvait là. Après… Elle n’eut pas vraiment le temps d’analyser ce qu’il se passait. Le Sram s’effondra au sol également suivit de prêt par le Sacrieur. Entre temps elle entendit vaguement ce nouveau venu lui adresser la parole. Mais ses mots mirent du temps à atteindre le cerveau de la jeune alchimiste. En temps normal, elle aurait râlé après la personne et lui aurait ouvertement fait remarqué qu’elle se serait parfaitement débrouillé seule. Mais la façon dont le Pandawa les avaient mis KO, et la taille de celui-ci, l’empêchait tout bonnement de répliquer. Rien qu'à le voir, et à voir comment il s'est débarrassé du trio, on se doutait qu'une tarte et on en avait pour un mois de repos. Lorsqu’il a écrasé le Sacrieur… Tout avait explosé! Ils n'ont rien vu venir! Puis elle s'est souvenue qu’il lui avait demandé son nom.

« Heu… Créah. ».

D’un côté, ça la perturbait énormément. Jamais elle n’avait su se taire devant une personne qui l’avait aidé. Mais aussi, jamais Créah n’avait vu ce genre de technique.

« Waouh. Ça c’était balèze. ».

Qu'est-ce que c'était? Elle l'ignorait. Mais elle ne pouvait s'empêcher de passer du Sacrieur au Pandawa. Et du Pandawa au Sacrieur. Une phrase lui vint en tête. Une phrase qu'elle n'a probablement jamais utilisée de sa vie. C'est surement pour ça qu'elle mit du temps avant de lui dire. Et qu'elle la dit avec beaucoup d'hésitation.

« Mmmmh… Merci ? Et… To – hum – votre nom ? ».

Les remerciements. Une subtilité qu’elle n’arrive à faire qu’au moment de marchander. Ou pour se moquer des autres. A vrai dire, elle ignorait comment allait réagir ce géant en entendant sa réponse légèrement brouillonne.

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